A BERLIN, LE REBAC ET LE REPAM MOBILISENT POUR LE SYNODE SUR L’AMAZONIE.

Berlin capitale de l’Allemagne a hébergé du 16 au 20 septembre 2018 la rencontre des organisations internationales du réseau ecclésial Pan-amazonique (REPAM).  La qualité de représentants venus de l’Amérique latine comme ceux venus de l’Europe, révèle l’importance de cette rencontre.  L’équipe du REPAM venue de l’Amérique latine était conduite par deux cardinaux. Cardinal Hummes, évêque émérite de San Paolo au Brésil et président du REPAM et le tout nouveau cardinal  Pedro Barreto du Perou actuel vice-président du REPAM. Ils étaient accompagnés de quatre délégués dont entre autres Mauricio López le secrétaire exécutif et la directrice Amerique latine de Porticus.

Les organisations du Nord partenaires du REPAM étaient toutes présentés. Parmi elles les grandes organisations d’aide au développement, dont Misereor, CAFOD, Adveniat, les Caritas Internationales, Espagne et Allemande, Secours catholique, CCFD, Manus Umanidas, Porticus, CIDSE, CAMECO, mais aussi celles représentants les congrégations religieuses à savoir Alboan et Intraculturas pour les jésuites espagnoles, le FMSI (Marist International Solidarity Foundation).

Le sujet à l’ordre du Jour du séminaire de Berlin était de grande importance. Il s’agissait de réfléchir comment mobiliser l’Eglise universelle autour du Synode sur l’Amazonie qui se tiendra à Rome en Septembre 2019 et dont les travaux préparatoires sont déjà en cours.

Les participants ont été instruits sur le contexte de la convocation de ce synode par le Pape François, son sens dans le contexte actuel de la reforme de l’Eglise, les différents documents disponibles, les activités pré-synodales déjà en cours et l’importance pour l’Eglise universelle de s’engager pour une écologie intégrale dans l’esprit de l’encyclique « Laudato si ».

Les deux cardinaux qui sont aussi membres de l’équipe préparatoire du Synode ont expliqués que le Synode sur l’Amazonie comme tout synode dans l’Eglise catholique est destiné à toute l’Eglise.  C’est aussi le cas sur le synode extraordinaire sur l’Amazonie, même s’il a la particularité de se pencher sur les réalités ecclésiales de la forêt de l’Amazonie.

C’est parce qu’il s’agit d’un séminaire de l’Eglise universelle et qui a entre autres le rôle de la forêt comme thème que les organisateurs ont invité le réseau ecclésial du Bassin du Congo (REBAC) pour aussi parler du second poumon de la planète.  La présence du point focal et coordinateur du REBAC à cette rencontre se justifie aussi par le fait de la collaboration depuis 2015 entre le REBAC et le REPAM.

Depuis la convocation du Synode, le REBAC est appelé à contribuer à ce synode en y apportant l’expérience de l’Eglise présente dans la région de forêt équatoriale d’Afrique.  Pour se préparer à ce grand évènement de l’Eglise, le REBAC depuis le mois d’août 2018 de cette année a lancé une recherche pastorale, sociale et environnementale au Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République centre Africaine (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC), six pays du Bassin du Congo.  Elle a comme objectif d’identifier les défis socio-environnementaux auxquels le peuple de Dieu est confronté dans cette région et recueillir les informations sur les réalisations de l’Eglise en matière de gestion environnementale et particulièrement dans la mise en application de « laudato si ».

Cet exercice permettra au REBAC de participer aux côtés du REPAM dans les activités préparatoires du Synode mais aussi d’apporter la contribution de l’Eglise africaine à cette grande activité de l’Eglise Universelle.

Mais au-delà de cet objectif ponctuel le REBAC espère à l’issue de cette cartographie aider l’Eglise de cette région à développer un programme sur la pastorale environnementale et écologique à même d’équiper les agents pastoraux à participer aux efforts de sauvegarde de la forêt de sa biodiversité et ainsi affronter les défis d’une écologique intégrale.

C’est pour cette raison que dans sa conférence le Père Rigobert Minani s.j point focal du REBAC a rappeler aux participants que lors de la visite de la délégation du REBAC au Brésil, la délégation africaine s’est rendue compte que ces deux poumons du monde font face aux mêmes défis.  Pour cette raison le REPAM et le REBAC se sont engagés à travailler en commun entre autres dans la protection des forêts de l’Amazonie et du bassin du Congo, les questions des énergies renouvelables, l’accès à l’eau potable, l’agriculture durable, le changement climatique et conduire ensemble un plaidoyer sur ces sujets.

Le REBAC espère et a conclu le conférencier que les partenaires de l’Eglise du Nord intensifieront au moment venu leur appui à l’Eglise d’Afrique, car pour vaincre le défi écologique mondial, on doit protéger l’Amazonie, mais aussi la forêt équatoriale en Afrique et celles d’ailleurs.  Le point focal du REBAC a dit et espére que le synode sur l’Amazonie va ramener à la surface des défis environnementaux communs et en faire des axes principaux du travail de l’Eglise et ainsi faire de l’engagement pour une écologie intégrale, une composante centrale de la pastorale l’Eglise d’Afrique.

Rigobert Minani Bihuzo s.j

Rebac.rigomin@gmail.com.

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